La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2021-2022 a démarré

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2021-2022 a démarré le 26 octobre 2021 et s’étendra jusqu’au 31 janvier 2022. Elle s’inscrit dans un contexte très probable de circulation simultanée des virus de la Covid-19 et de la grippe.

 

Si l’hiver 2020-2021 s’est illustré par une quasi-absence de circulation des virus grippaux en France, la grippe n’a pas pour autant disparu. Elle reste imprévisible et une recrudescence des virus grippaux pourrait être observée cet hiver.L’enjeu de cette campagne est de limiter le risque de transmission du virus de la grippe notamment chez les personnes les plus à risque et de renforcer la vaccination des soignants.

 

La liste des personnes ciblées est publiée chaque année par le ministère de la santé, dans le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales. La majorité des personnes ciblées par les recommandations vaccinales reçoivent un courrier d’invitation accompagné d’un bon de prise en charge du vaccin à 100% adressé à leur domicile par l’Assurance Maladie.
Au total, plus de 15 millions de bons ont ainsi déjà été envoyés pour cette saison par l’Assurance Maladie et la MSA aux personnes concernées, avant le lancement de la campagne de vaccination. Près de 18% de doses supplémentaires de vaccins ont été commandées auprès des laboratoires.

 

Qui est éligible à la vaccination contre la grippe saisonnière ?

La liste des personnes ciblées est publiée chaque année par le Ministère des Solidarités et de la Santé, dans le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales. La majorité d’entre elles reçoivent un courrier d’invitation accompagné d’un bon de prise en charge du vaccin à 100% adressé à leur domicile par l’Assurance Maladie.

Toutes les personnes de 18 ans et plus pour lesquelles la vaccination antigrippale est recommandée peuvent retirer directement leur vaccin à la pharmacie, sur simple présentation de leur bon de prise en charge. Une ordonnance n’est pas nécessaire.

Elles peuvent ensuite se faire vacciner par le professionnel de leur choix : médecin, sage-femme, infirmier(e), pharmacien volontaire (à l’exception des personnes allergiques à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure qui doivent être orientées vers leur médecin).

Dans le cas où une personne éligible n’a pas reçu ou a égaré le courrier d’invitation de l’Assurance Maladie, son médecin, sage-femme, infirmier ou pharmacien peut lui délivrer un imprimé de prise en charge, après s’être assuré de son éligibilité.

 

Sur votre territoire :

Au cabinet infirmier de Saint Méen Le Grand : Permanence du lundi au vendredi de 16h00 à 18H00

Au cabinet infirmier de Gaël : Permanence du lundi au vendredi de 12H00 à 12h30 et de 16h30 à 17h30

Chez votre pharmacien-ne sur RDV

Chez votre médecin généraliste sur RDV

 

5 questions à… Nathalie Guillou et Aurélie Montaudoin

Nathalie Guillou (Pharmacie Guillou, St Méen le Grand) et Aurélie Montaudoin (Pharmacie Océane, St Méen Le Grand) ont accepté d’échanger avec nous sur leurs études, leur profession et le Pôle de Santé.

Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir pharmacienne ?

Aurélie M. : « En tout premier lieu, le contact humain. Je trouve très intéressant d’être proche des patients puis il y a la connaissance scientifique avec des choses qui évoluent constamment grâce notamment à la recherche. »

Nathalie G. : « Je voulais rester dans une profession libérale et scientifique, la pharmacie m’a permis d’avoir le côté scientifique et relationnel par le contact avec les patients. On a aussi une fonction d’écoute et de conseil. C’est également un métier composé de plusieurs facettes différentes (gestion, management, …). »

Quel cursus avez-vous suivi ?

Nathalie G. : « J’ai opté pour un Bac S suivi d’une préparation au concours de pharmacie (6 ans d’études) qui se finalise par une thèse de doctorat en pharmacie. »

Aurélie M. : « J’ai fait un bac scientifique, puis je suis allé en faculté de pharmacie et j’ai passé le concours en pharmacie pour un total de 6 ans d’études. »

Le Pôle de Santé est un exercice cordonné, qu’est-ce-que cela vous apporte dans votre profession au quotidien ?

Aurélie M. : « L’exercice coordonné est pour moi essentiel dans notre quotidien puisque l’on a une meilleure prise en charge du patient. Chaque profession a sa vision et ses connaissances qui sont complémentaires. On prend le patient dans sa globalité, cela est enrichissant et le patient est gagnant, c’est le principal objectif du Pôle de Santé. »

Nathalie G. : « Le Pôle facilite beaucoup plus les concertations et les échanges entre professionnels, on se connaît et se contacte plus facilement. Grâce à ces échanges d’informations, cela nous permet d’optimiser la prise en charge du patient. Le bénéficiaire premier est le patient. Cela nous offre une ouverture d’esprit sur les autres professionnels, on comprend davantage leur travail et nous disposons d’autres points de vue sur la prise en charge du patient. »

Selon vous, comment votre profession s’inscrit-elle dans la vie d’un Pôle de Santé ?

Nathalie G. : « On peut venir enrichir davantage le dossier du patient grâce aux plateformes. Chaque profession apporte son point de vue et ses remarques par rapport au patient, la mise en commun de toutes ces informations permet à chaque professionnel de mieux maîtriser les problématiques du patient. »

Aurélie M. : « Il y a une meilleure communication entre les professionnels ce qui nous permet d’améliorer notre prise en charge du patient. On dispose de plus d’informations. On peut également participer à des actions plus spécifiques, à l’image de l’éducation thérapeutique du patient. Le Pôle travaille sur le diabète de type II, on a suivi plus particulier sur ces patients-là, on leur apprend à vivre avec leur diabète. Nous avons également l’auto mesure tensionnel, un suivi particulier sur la tension du patient. C’est toujours très intéressant de pouvoir y participer. »

En quelques mots, comment définiriez-vous le Pôle de Santé ? Quels sont vos attentes ?

Aurélie M. : « Le Pôle est un exercice coordonné entre tous les professionnels de santé, nos attentes sont de poursuivre ce travail de communication et d’équipe. Il faut garder cet esprit : le patient d’abord. »

Nathalie G. : « Le Pôle de Santé c’est de la coordination. Il doit apporter une dynamique à la mise en place de nouveaux projets. L’envie de tous ces professionnels de mutualiser leurs compétences permet d’améliorer nos pratiques de prise en charge du patient. »

 
Rédacteur : Antonin Bellec – Stagiaire en communication